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Les vestiges de la Mansourah

Palais et Résidences : L'intérieur de l'ancienne Capitale.

Avant de donner le peu de détails que j'ai pu rassembler à la source, sur les vestiges des palais et résidences somptueuses, méconnues de nos jours, sur les vestiges disparues mais difficilement repérables en différents endroits, notons qu'un certain nombre de nobles résidences reste encore ignorée.

J'ai jugé utile d'indiquer, au préalable, les indications qui suivent : 'Kser (Palais), "Makssoura (Châtelets), Dar ou Diyar Résidence principale ou demeure sompteuse, comme Dar el Moulk, Dar el Hana, Dar Sourour, Dar el Ward, Dar el Alaliya, Dar el Djaafari...

Le plus ancien palais royal fut érigé après l'achevement de la Grande Mosquée Almoravide durant la fin du 11è siècle. Son nom primitif reste méconnu. Il garde toutefois le surnom 'kSer el Kadim", signifiant vieux palais. Il avoisinait la grande Mosquée vert l'Ouest.

De nos jours, quelques traces de vestiges sont repérables au niveau de son actuel site dont dépens le Fondouk Bouali, encore original. Ici à l'Ouest, d'autres batisses en arcades sont reliées et servent actuellement d'arrière magasins dont les facades donnent sur la rue de la Paix.

Par ailleurs, il est difficile d'attribuer à ce palais une époque historique, et ce, à cause des bouleversements chroniques. Néanmoins, cette partie Ouest de la Grande Mosquée était classé quartier résidentiel pendant le régne Zianyde. Le Fondouk Bouali fut restauré puis occupé par la troupe au début de la colonisation.

Le Méchouar :

Cette Citadelle édifiée par Abd El Moumen Ben Ali de la dynastie Almohade, est imposante par sa structure unique ; son côté Est, apparemment élevé, repose sur une colline qui surplombe les quartiers 'Hawma" de Mellala et Rhiba et les autres quartiers du bas, dominant la plaine du Nord Est . Quant aux côtés Nord et Nord Ouest, ils furent dréssés en bordure de la nappe d'eau.

La porte d'entré principale était probablement un pont levis appelée Bab El Bounoude. Force est de constater qu'au Sud, les murailles sont élevées à l'extérieur par rapport au niveau du sol, qui avec le temps et les remblais, a gagné une élévation remarquable par rapport à son niveau actuel.

Ce monument, pendant le long règne Ziyanide, a connu une grande expansion , des transformations et enrichissements en plusieurs étapes par une variété d'édifices, dépendaces, annexes et autres constructions comme les deux Bastions de Style Ziyanide à colonnes rondes qui subsistent encore de nos jours.

Malgré la destruction de la grande bâtisse par la colonisation et de l'ensemble des murailles Est, où se trouve l'actuel quartier Mustapha, son espace reste imposant.

Le Mechouar, citadelle très celebre, a acquis une gloire et a joué un rôle déterminant dans tous les domaines : politique, social, militaire et autres. Digne de son étymologie," le Lieu de Mouchawara" ou de conseils consultatifs, il était encore la résidence du gouvernement central.

Encore, faut il des recherches pour éclairer son rôle véritable. Sa configuration, continue de se dégrader progressivement par l'indifférence à l'égard de son passé prestigieux. Les vestiges d'un palais royal viennent de voir le jour après creusement du sol. Les traces laissent apparaitre de splendides mosaiques ainsi que de petits bassins ornés de marbres en bordure.

Les murs du haut témoignent de la présence de l'art Andalou (Cordou) à travers des fragments de décoration. Tout ce chef d'oeuvre raffiné fut défiguré pour servir, après sa mutilation, de vulgaires dépendances du Méchouar en tant que caserne coloniale.

L'ensemble de ses ouvrages intérieurs a été anéanti, à l'exception de son minaret et de sa Mosquée qui, quant à elle, fut transformée en chapelle.

En 1942, ce fut l'acte d'une profanation préméditée décidé par le Génie militaire francais : afin de dégarnir les murs de leur crépissage naturel, ce qui a ôté tout le charme de son décor historique et n'a fait qu'accentuer la perspective de discrédit de leur auteurs.

De cette destruction globale, seule une petite bande du haut des deux fameuses tours rondes, ainsi qu'une partie des murailles conservent jalousement leur enduit originel. Ils sont visibles en face de l'hôtel Maghreb à la hauteur de l'ancienne rue de Sidi Bel Abbès.

Auparavant, la disposition des merlons et créneaux, dégageait une symétrie artistique inspirée fortement de l'esthétique Andalouse. Son identité est reconnaissable sur les murailles du vieux cordoue. L'acte en question était dicté par des intendtions de dénaturalisation.

 

 

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